Origine et répartition des consommations de bois comme combustible. 

Le bois utilisé à des fins énergétiques a de multiples origines :

  • forêt en massif ;
  • boisements agricoles (haies, vergers…) ;
  • arbres d’alignement et d’ornement (villes, bords de routes) ;
  • produits connexes de l’industrie du bois ;
  • bois en fin de vie.

Ces matières premières ligneuses doivent subir une série de transformations (tronçonnage, déchiquetage, criblage, séchage…) pour devenir des combustibles. Ces derniers peuvent être classés en trois principales catégories :

  • les bûches, utilisées pour le chauffage domestique ;
  • le bois « fractionné » (plaquettes forestières, bocagères et de scierie, écorces, sciures, broyat de bois de rebut) pour les chaufferies à alimentation automatique (chauffage collectif et industriel, marginalement chauffage domestique) ;
  • le bois « reconstitué » (granulés, briquettes) pour le chauffage domestique, éventuellement pour le chauffage collectif (granulés).

En 2006, la consommation française de bois pour l’énergie représentait plus de 9,3 millions de tonnes équivalent pétrole (tep), soit de l’ordre de 40 millions de tonnes de bois :

  • 79,0 % pour le chauffage domestique ;
  • 18,5 % pour les process industriels ;
  • 2,5 % pour le chauffage collectif.

La connaissance des quantités de bois réellement consommées pour le chauffage domestique n’est pas aisée : il n’existe aucune statistique recensant la totalité des bûches produites et seule une enquête de consommation est réalisée tous les 5 à 10 ans par le centre d’études et de recherches économiques sur l’énergie (CEREN) sur un échantillon de quelques dizaines de milliers de logements à l’échelle nationale.