Le chauffage domestique au bois concerne principalement les maisons individuelles et de façon très minoritaire les appartements. Le mode d’utilisation le plus courant est la bûche, très marginalement le bois déchiqueté (essentiellement chez les agriculteurs) et le granulé, souvent en zone urbaine ou péri-urbaine.

Le bois de feu est particulièrement difficile à cerner d’un point de vue statistique car il s’agit, pour l’essentiel, d’une énergie non commerciale, qui emprunte des circuits de proximité ne faisant pas l’objet d’une facturation ou d’une saisie fiscale. On estime que près de la moitié du bois de feu est autoconsommée par des familles rurales, 40 % font l’objet de transactions de proximité (économie grise) et environ 10 % seulement sont commercialisés par des professionnels déclarés pour cette activité.

Les enquêtes effectuées auprès des consommateurs font apparaître que le bois de feu est utilisé à titre principal mais surtout en appoint ou pour l’agrément, par environ 7 millions de ménages, soit une consommation de bois de l’ordre de 50 millions de stères par an, volume supérieur à celui des bois d’oeuvre et d’industrie réunis.

Entre le contre-choc pétrolier (1986) et le début des années 2000, le marché du chauffage domestique au bois, constitué à plus de 90 % par des appareils indépendants, se situait autour de 250 000 unités vendues par an. Avec l’augmentation récente des prix du fioul et du gaz, ce marché a pratiquement doublé pour atteindre un pic de 530 000 unités en 2006.