Pour les produits ligneux d’origine forestière et agricole, industrielle et les bois en fin de vie, le risque de compétition existe à deux niveaux :

  • pluralité d’usages (industriels et énergétiques) pour un même produit ;
  • concurrence entre différents combustibles pour un même débouché énergétique.

Les produits, sous-produits et déchets ligneux ont en principe des débouchés spécifiques :

  • le bois d’industrie fait appel à des produits relativement nobles (éclaircies forestières, dosses et délignures de scierie…) ;
  • le bois-énergie concerne plutôt les produits bas de gamme (rémanents forestiers, écorces, bois de rebut).

Il existe toutefois entre les bois de trituration et le bois-énergie une compétition à la marge. C’est notamment le cas pour les sciures humides qui étaient destinées principalement aux panneaux de particules et sont dorénavant utilisées en quantité croissante pour la fabrication de granulés.

Les prix des produits forestiers et a fortiori des cultures énergétiques sont en principe beaucoup plus élevés que ceux des déchets d’origine industrielle et des bois de rebut. Il peut donc y avoir contradiction entre une logique d’aménagement du territoire et de développement local (autorisée par les premiers) et de rentabilité économique à court terme (mieux assurée avec les seconds).