Dimensions des fragments qui constituent le combustible bois déchiqueté ou broyé.

La granulométrie est liée au degré d’élaboration du combustible. Influençant la masse volumique apparente, elle est caractérisée par trois éléments :

  • les cotes moyennes des morceaux de la fraction la plus importante ;
  • le pourcentage de fines (poussières et sciures) ;
  • le pourcentage et la longueur maximale des gros morceaux (accidents granulométriques).

Sur la base d’un classement des combustibles bois des plus fins aux plus grossiers (sciures, copeaux, plaquettes fines, plaquettes moyennes, broyat et plaquettes grossières), les cotes s’échelonnent (en mm) de 2 x 1 x 1 à 150 x 50 x 50. Les écorces, obtenues avec divers types d’écorceuses, ont des caractéristiques variables (dimensions et foisonnement) pouvant aller des « plaquettes calibrées » au « broyat ». On peut même observer des granulométries encore plus hétérogènes (lanières très longues) notamment pour les écorces de peuplier ou de châtaignier.

La granulométrie du combustible a plusieurs incidences sur les choix technologiques :

  • les systèmes d’alimentation doivent être d’autant plus robustes et tolérants que le combustible est grossier (les gros morceaux sont susceptibles de provoquer des blocages) ;
  • le foyer doit être adapté à la granulométrie du bois car la qualité de la combustion dépend de la surface d’échange entre l’air et les particules (il est préférable que ces dernières aient une surface d’échange importante).

La composition granulométrique d’un combustible bois est déterminée par le passage de celui-ci à travers des tamis à mailles rondes ou carrées de différentes tailles : méthode simple et peu onéreuse avec résultat rapide.