L’Union européenne (UE) regroupe, depuis 2007, vingt-sept États indépendants co-signataires d’un traité visant à coordonner leur politique dans un certain nombre de domaines.

La Commission européenne en est l’organe exécutif. Le Parlement a un pouvoir de co-décision comme le vote du budget par exemple.

Plusieurs Directions générales proposent des programmes intéressant le bois-énergie, notamment :

  • Energie et transports ;
  • Agriculture ;
  • Sciences et recherche & développement.

Les fonds structurels européens (FEDER…) contribuent également au financement de programmes bois-énergie.
L’Union européenne s’est donnée des objectifs très ambitieux en matière d’énergies renouvelables (20% en 2020). Son plan d’action (2005) prévoyait une contribution de la Biomasse (sous toutes ses formes) de 150 Mtep en 2010. En fait, selon Observ’er, la consommation de biomasse solide serait proche de 73 Mtep et n’est donc pas en phase avec les objectifs du plan d’action. Pour satisfaire au 20 % d’ ENR en 2020, il faudra mobiliser 220 Mtep de biomasse, dont en majeure partie des biocombustibles ligneux ou lignocellulosiques (source AEBIOM).

En 10 ans, le taux de croissance de production/utilisation à satisfaire est donc très important et risque de pas être atteint si la tendance observée depuis le début du siècle se maintient (avec des cours du baril très fluctants et des politiques des Etats membres extrêmement variables d’un pays à l’autre : très fort volontarisme en Scandinavie/ Danemark, Allemagne/Autriche et depuis quelques années en Europe de l’est, appui et intérêt assez moyens voire médiocres dans les zones océaniques et méditerranéennes.