Elément caractéristique de l’écosystème bocager et appelé parfois « forêt linéaire ».

La haie est une clôture faite d’arbres et d’arbustes alignés qui marque la limite entre deux parcelles ou propriétés agricoles. Elle agit favorablement sur le milieu : impacts climatologiques positifs, biodiversité, intérêt agronomique, lutte contre l’érosion, rétention d’éléments minéraux…

Aucune donnée précise sur le linéaire national n’existe, mais on peut retenir un ordre de grandeur de 1 million de kilomètres de haies en France.

La haie, plantée parfois sur talus, se compose normalement de trois strates (arborescente, arbustive et herbacée), les méthodes d’entretien modelant les paysages. On peut caractériser plusieurs types de haies : 

  • traitées en taillis formés d’essences rejetant de souche (châtaignier, frêne…) et exploités en coupe rase tous les 10 à 15 ans ; 
  • comportant des « têtards » ou taillis perchés sur un tronc court (châtaignier, chêne, saule…) ; 
  • composées d’arbres d’émondes (chêne…), constitués d’un tronc haut et de petites branches coupées tous les 5 ans environ.

Les produits issus de l’entretien des haies servent à faire des piquets de clôture (châtaignier, acacia…) ; l’essentiel est toutefois transformé en bûches alors que le petit bois n’est plus fagoté mais le plus souvent brûlé à l’air libre en bord de champ (bien que ce soit interdit) ou parfois déchiqueté pour un paillage ou une utilisation énergétique (plaquettes bocagères assimilables à des plaquettes forestières).

Après le remembrement, qui a induit l’arasement de nombreuses haies, les agriculteurs ont parfois souhaité conserver certains arbres de haut jet, devenus des arbres épars, ce qui, dans certaines régions, accentue le sentiment de bocage dégradé.

Des programmes de replantation ont été engagés dans plusieurs départements, notamment dans le Grand Ouest, particulièrement touché par la graphiose de l’orme et par des opérations groupées de remembrement souvent dévastatrices.