Bois mobilisable pour l’énergie sans pénaliser les autres usages (sciages / industriels / environnementaux).

La ressource annuelle en bois disponible pour l’énergie est estimée par différence entre les productions de matières premières ligneuses (bois forestiers, bocagers et urbains, produits connexes des industries du bois, bois de rebut…) et les quantités déjà mobilisées pour divers usages (sciage, pâte à papier, panneau, chauffage domestique, collectif ou industriel…).

Cette approche est toutefois très théorique car le gisement effectivement mobilisable pour l’énergie est moindre. Il convient en effet de prendre en compte un certain nombre de paramètres limitants :

  • techniques : conditions de mobilisation dans certains contextes forestiers (accès à certaines parcelles forestières très difficile…) ; 
  • économiques : il faut que le bois permette d’obtenir un prix de la chaleur compétitif par rapport aux autres énergie (prix du combustible utilisable en chaufferie donc cumul des coûts des opérations de conditionnement / livraison limité par le contexte énergétique local, collecte de gisements diffus très onéreuse…) ;
  • sociaux : les propriétaires forestiers préfèrent parfois conserver leur patrimoine plutôt que de mettre leurs bois en exploitation ou réserver leurs parcelles à d’autres usages (chasse, agrément…), qui peuvent être difficilement compatibles avec une exploitation intensive des peuplements et occasionnent des décalages des coupes dans le temps ;
  • environnementaux ; nécessaire retour au sol de la matière.

Une bonne connaissance de la ressource reste un point clé du développement de la filière bois-énergie, si celle-ci souhaite rester durable. Il convient notamment d’être vigilant pour éviter une surexploitation des zones facilement accessibles au détriment de celles nécessitant des aménagements (création de routes, de pistes, de places de dépôt…).