Opération visant à diminuer la quantité d’eau contenue dans le bois.

 

Le taux d’humidité du bois sur pied est voisin de 50 %. Sa diminution permet d’optimiser les frais de transport des plaquettes ainsi que leur valorisation énergétique ultérieure. Elle peut être obtenue par ressuyage des perches ou branches sur la coupe après l’abattage ou par séchage des plaquettes en tas.

A – Ressuyage des perches ou branches sur la coupe après l’abattage

Les perches ou rémanents sont laissés pendant 6 à 8 mois sur le parterre de coupe, les feuilles ou aiguilles tombent et une partie des écorces et brindilles se détache des troncs ou des branches. On limite ainsi l’exportation des minéraux qui sont présents en plus grande concentration dans les feuilles, aiguilles et écorces.

B – Séchage des plaquettes en tas

Les tas de plaquettes humides subissent une élévation de température (60-70°C au cœur) puis une diminution lente jusqu’à une stabilisation à un niveau supérieur à la température ambiante. La dissipation de chaleur du centre vers la périphérie du tas permet le séchage des plaquettes.

Le stockage des plaquettes en bord de coupe ou sur plate-forme a l’inconvénient de provoquer une rupture de charge (impossibilité de livrer le combustible en flux tendu du chantier de production au site utilisateur) mais a l’avantage de permettre un contrôle de la qualité au niveau du stockage intermédiaire. Toutefois, lorsqu’il est possible d’effectuer des livraisons en flux tendu de la forêt à la chaufferie (installations de puissance supérieure à 1 MW), il convient de privilégier le ressuyage des perches ou branches pour plusieurs raisons :
– les éléments nutritifs retournent au sol d’où ils ont été extraits ;
– il n’y a pas de dégradation du bois donc pas de perte de matière sèche ni de contenu calorifique ;
– une rupture de charge et une reprise des plaquettes sont évitées, limitant ainsi les coûts de fourniture du combustible ;
– il n’y a pas de risque d’introduction de terre et de cailloux dans le combustible, contrairement à la reprise de plaquettes stockées à même le sol pour laquelle il est nécessaire de laisser une couche de bois (et donc de perdre du combustible) sans pour autant avoir une garantie sur l’absence d’éléments indésirables.