Teneur en résidus solides demeurant après la combustion de matériaux carbonés.

Les cendres proviennent des matières minérales contenues dans le bois et des impuretés accrochées aux écorces. Elles peuvent également contenir du carbone incomplètement brûlé, voire des éléments macroscopiques métalliques (clous…).

Le bois a un taux de cendres moyen compris entre 0,5 et 1,5 % de la masse anhydre. Les écorces ont un taux de cendres qui dépasse 5 %. Plus un combustible bois contient d’écorces, plus il a un taux de cendres élevé. On peut aussi trouver des taux de cendres élevés dans le broyat mal déferraillé et/ou issu de bois de rebut mal triés.

Les cendres de bois contiennent principalement du calcium, du potassium et du magnésium et, dans une moindre mesure, du sodium, du fer, de l’aluminium et de la silice. Les traces de radioactivité que l’on peut y déceler appartiennent à la famille de la « radioactivité naturelle » (renforcée, c’est-à-dire concentrée, à l’occasion de la combustion) qui entoure notre univers depuis sa création et non à la « radioactivité artificielle » de l’industrie nucléaire ou de la médecine ; ces traces sont sans impact notable sur la santé.

La fusibilité des cendres est variable selon les types de bois. D’une manière générale, la transformation en mâchefer débute autour de 900 °C, s’intensifie à partir de 1 200 °C jusqu’à écoulement autour de 1 400 °C.

La teneur et la nature des cendres ont une importance dans le choix de la technologie de combustion. Un taux de minéraux élevé provoque une formation importante de mâchefer qui oblige à utiliser des grilles mobiles ou des systèmes de recyclage des gaz de combustion pour appauvrir l’air comburant en oxygène et ainsi diminuer la température de foyer (et, par conséquent, limiter la production de mâchefer).

La valorisation des cendres par épandage agricole ou forestier doit être systématiquement étudiée.