On définit la densité de desserte d’un réseau de chaleur comme étant le rapport entre l’énergie distribuée (en MWh utiles/an) et le linéaire de tranchée de réseau à créer (en mètres).

On considère dans un premier temps la ou les branches principales d’un réseau qui desservent les plus gros consommateurs d’énergie thermique, et on calcule le ratio « énergie calorifique distribuée / longueur de la branche ». Cette valeur de référence est alors comparée à celle des branches secondaires envisagées: si la densité de ces dernières est inférieure à celle du tronçon principal, on compare l’équilibre économique du projet de base avec celui des variantes (avec extensions).

On est ainsi parfois amené à écarter les bâtiments éloignés des branches principales lorsqu’ils sont faiblement consommateurs et/ou à forte intermittence d’usage (équipements scolaires, sportifs et tertiaires).

Le Fonds chaleur attribue des aides au réseau de chaleur à hauteur de 60 % du coût des travaux de réseaux et sous-stations, à condition de respecter un critère de densité thermique minimum de 1,5 MWh utiles/mètre. Cette règle, légitime dans son principe, est pénalisante dans des zones rurales lorsque l’on envisage le raccordement de maisons individuelles. Cet indicateur reste très pertinent pour évaluer l’intérêt technico-économique d’un projet bois-énergie mais ne se substitue pas aux résultats d’une analyse plus fine suivant le contexte énergétique (combustibles conventionnels disponibles) et politique (soutien aux développement des énergies renouvelables).