Intérêt économique du projet bois-énergie en comparaison à une situation de référence.

La « rentabilité » d’un projet bois est perçue différemment selon le point de vue considéré.
Le maître d’ouvrage (chaufferie dédiée) ou l’autorité organisatrice du service public (réseau de chaleur) doit effectuer une comparaison en coût global et en moyenne.

Cette comparaison ne suffit cependant pas à rendre compte de la diversité des profils de consommation des différents abonnés à un réseau. Un équilibre en coût global et en moyenne peut ainsi conduire à une économie importante pour certains usagers et à un surcoût pour d’autres. Par ailleurs, il convient de considérer le point de vue de l’usager final de la chaleur (locataire social, collège, lycée), qui, dans le cadre de la situation de référence, se voit facturer les postes « combustible » et « entretien courant » et dans le cadre du raccordement à un réseau de chaleur, peut se voir facturer l’ensemble des postes.

Un équilibre en coût global pour chaque abonné peut donc conduire à un surcoût pour l’usager final de la chaleur.

Enfin, dans le cas d’un réseau de chaleur monté dans le cadre d’une délégation de service public, l’investissement est supporté par une entreprise privée à ses risques et périls. La prise en compte du risque conduit les exploitants de chauffage concessionnaires à attendre un bénéfice financier du capital investi. La notion de rentabilité pour le concessionnaire est généralement traduite par le calcul d’un taux de rentabilité interne (TRI).