Peuplements d’arbres du genre « Populus » plantés à des densités faibles (150 à 400 tiges/ha) et à espacements définitifs.

En France, le peuplier, avec pourtant une surface réduite (1,3 % de la forêt française), occupe une place importante. C’est le deuxième feuillu récolté après le chêne en bois d’oeuvre (respectivement 1,4 et 2,6 millions de m3 en 2006). Du fait de sa productivité élevée (15 m3/ha/an), il génère une ressource ligneuse importante : 100 m3 de grumes fournissent dans les houppiers 20 tonnes de rondins de trituration. Les usages de son bois sont nombreux et variés (sciages, ameublement, contre-plaqués, emballages, pâte à papier…).

La vitesse de croissance du peuplier (30 ans), sa sylviculture particulière et le haut niveau d’amélioration génétique atteint expliquent sa position intermédiaire entre agriculture et forêt. Traditionnellement, c’est une essence fortement liée aux territoires agricoles (plaines alluviales). Les plantations d’alignement occupent dans certaines régions des surfaces significatives et les grands espacements permettent l’installation de cultures intercalaires ; c’est un exemple ancien et réussi d’agroforesterie. Le peuplier peut également être cultivé en taillis à courte rotation (TCR).

Les plaquettes issues du déchiquetage des têtes de peupliers sont assimilables à des plaquettes forestières.