Site de stockage et de transformation des matières premières ligneuses brutes avant livraison aux chaufferies.

Une plate-forme peut recevoir des bois à transformer en provenance :

  • de la forêt (tronçons d’arbres, fagots de rémanents) ;
  • de chantiers d’entretien des espaces verts urbains (troncs, branchages, souches) ;
  • de scieries (dosses, délignures, chutes courtes, écorces) ;
  • d’industries ou de centres de tri, à condition qu’ils ne soient pas ou peu adjuvantés (palettes, caisses, cagettes…).

Plusieurs opérations sont réalisées sur la plate-forme de conditionnement / stockage : 

  • réception, contrôle et pesage des matières brutes ; 
  • transformation de ces dernières en biocombustibles prêts à l’emploi par broyage, criblage, dépoussiérage, séchage et mélange (obtention du taux d’humidité souhaité, amélioration de la fluidité…) ;
  • stockage et chargement des camions.

Le passage des bois sur une plate-forme affranchit les exploitants de chauffage des inconvénients du flux tendu (taux d’humidité variable voire trop élevé, présence de gros morceaux…). Il permet en outre aux producteurs de bois d’écouler leurs produits ligneux tout au long de l’année, et non uniquement sur la durée de la saison de chauffe. Selon le contexte local, une plate-forme principale peut être doublée d’une (ou plusieurs) plate(s)-forme(s) secondaire(s) de sécurité, située(s) à proximité immédiate d’une chaufferie.

Un des principaux enseignements tirés des expériences françaises indique qu’il est préférable de diversifier l’activité et les débouchés des structures d’approvisionnement en combustibles bois, afin d’atteindre assez rapidement l’équilibre économique. Trois filières sont envisageables :

  • valorisation matière : vers l’industrie de la trituration (pâte à papier, panneau) ou d’autres industries ;
  • valorisation énergétique : transformation de matières premières ligneuses en combustibles ;
  • valorisation agricole et agronomique : amendement organique et support de culture, litière animale.